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Storie

La scarification, une marque d’identité en Afrique Noire

Marques sur le corps pour communiquer le rang social et l’appartenance. Le langage du corps ne se limite pas aux simples tatouages
di Winny Bakajika
Tempo di lettura 3 min lettura
27 gennaio 2023 Aggiornato alle 22:00

Elles sont traditionnellement utilisées comme un titre de citoyenneté dans de nombreuses sociétés africaines. Dans de nombreuses cultures, les scarifications sont historiquement ou traditionnellement pratiquées sur le visage des individus pour marquer leur appartenance ethnique, sociale ou religieuse.

En Afrique noire, il ne s’agit pas simplement d’inciser la peau, mais d’un marquage rituel symbolique d’appartenance ethnique ou d’initiation.

Dans certaines régions d’Afrique, on va même jusqu’à utiliser cette pratique douloureuse et pénible, dont la guérison est volontairement retardée, simplement pour décorer le corps et faire de l’art.

Le corps peut être scarifié pour marquer la tribu, pour le décorer afin de le rendre plus attrayant et pour des raisons rituelles ou commémoratives.

Il existe deux principaux types de scarification en Afrique noire:

- Les scarifications chéloïdiennes (saillantes) en Afrique èquatoriale et au Cameroun.

-Les scarifications déprimées (creuses) au Nigeria, au Moyen Congo, en Afrique de l’Ouest, au Sénégal et au Niger.

Il est ègalement important de noter que les scarifications en Afrique noire présentent trois problèmes principaux:

- Elle est irréversible et scelle définitivement le lien entre l’individu et sa tribu,

- Elle est douloureuse et offre une occasion de faire preuve de courage,

- Elle est esthétique et rend l’individu plus désirable.

Certains considèrent les scarifications comme une ècriture orale, c’est-à-dire une forme d’écriture porteuse de messages, qui permet de distinguer l’ethnie, la tribu, le rang, le statut social, politique ou même religieux d’une personne.

La douleur et la marque laissée par ces incisions font du corps un support de mémoire, rappelant à l’individu ses origines ou ses nouveaux droits après avoir rejoint une nouvelle communauté et les règles qu’il doit suivre.

Au sein de la tribu Mossi, les cicatrices permettent une classification sociale des individus, divisant la société en nobles, princes ou esclaves selon le type de scarification que l’on porte.

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